L’étymologie du mot « synergologie » provient de SUN (être ensemble), ERGO (actif), LOGOS (science, discours). Donc à la base, faire de la synergologie c’est d’être présent, actif et dans une relation d’égal à égal avec l’autre.

La synergologie ne consiste pas uniquement  à décoder et interpréter les messages provenant du corps. Elle est d’abord et avant tout une méthode de communication. Grâce à elle, nous pouvons comprendre les interactions humaines et favoriser ainsi une communication authentique avec l’autre.

Dans sa pratique, le synergologue utilise « trois regards ». Pour comprendre l’être humain, l’observation synergologique va d’abord tenir compte de l’humain dans sa globalité (la statue), puis va pousser son observation plus en détails par l’observation de l’attitude intérieure, puis finalement sur les micromouvements.

 

LES TROIS REGARDS SYNERGOLOGIQUES

 

1. Le premier regard : la statue

Lors d’une analyse synergologique, nous observons d’abord la statue. Nous effectuons une lecture globale de tout le corps. La statue exprime l’histoire de la personne; les sentiments qui se sont imprégnés dans son corps. Cette lecture est essentielle et préalable à toute analyse synergologique.

 

Exemple no.1 :

Une personne de type conquérante aurait de façon naturelle sa tête majoritairement en axe sagittal supérieur (le menton relevé).

 

 

Exemple no.2

D’une personne au passé difficile et vivant un mal être intérieur profond, on apercevrait un sanpaku du bas (le blanc dans le bas des yeux).

 

sanpaku_bas

 

 

2. Le deuxième regard : l’attitude intérieure

Ensuite, l’analyse va porter sur l’observation de l’attitude intérieure. Cette lecture s’attarde sur les gestes, ces derniers révélant les émotions et la dynamique interne de la personne. Les mouvements des mains et de certaines parties du corps peuvent être conscients mais ce qui nous intéresse en synergologie, ce sont les gestes inconscients ou mi-conscients.

 

Exemple :

L’homme explique à quel point il trouve difficile de recevoir de mauvaises critiques. Ses mains en couteaux retournées en témoignent : il est partagé intérieurement, il cherche à concilier et à s’unifier devant la critique négative.

 

 

3. Le troisième regard : les micromouvements

Finalement, le troisième regard synergologique va s’attarder aux micromouvements. Ces derniers sont des gestes d’auto-contact rapides et instinctifs. Ces micromouvements traduisent les pulsions. Ils n’ont de sens que si l’on tient compte du contexte dans lequel ils sont exécutés.

 

Exemple :

L’homme fait un micromouvement en se « pinçant » le nez, signifiant un malaise puisque l’entrevue ne se passe  pas comme il le voudrait (on affirme qu’il a manqué de courage…).

 

En conclusion, la compréhension de l’être humain dans sa communication implique nécessairement cette triple analyse afin de bien situer la dynamique interne de la personne en fonction du contexte et de l’environnement dans lequel elle se trouve. Comme quoi nous devons exercer encore et encore notre œil synergologique afin de raffiner notre communication et nos rapports avec les autres…Gardez l’oeil ouvert!

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